Propreté : « chacun doit contribuer à son niveau »

Julie Barbara est référente loossoise de l’association World Clean Up Day. A l’occasion de cette journée mondiale dédiée au nettoyage de notre planète (19 septembre), elle insiste sur la responsabilité de chacun à maintenir un espace public propre.

Bonjour Julie, pouvez-vous nous présenter le fonctionnement de l’association ?

Le World Clean Up Day a été fondé en 2017 en France, sur la métropole lilloise ! À la base, c’est une idée (le « Let’s Do It ») venue d’Estonie, où 4 % de la population, soit 50 000 volontaires, a participé dès la première année au ramassage des déchets. 50 000, c’est le nombre d’habitants des Hauts-de-France qui ont participé en 2019, on est sur la première marche des régions mobilisées. Cette année, l’association, qui est nationale, souhaite faire le double dans la région !

C’est paradoxal, pour un phénomène malheureusement très présent en ville.

Oui, mais cela existe aussi en milieu rural. On le voit simplement davantage en ville. Je trouve ça dingue de constater chaque jour que des encombrants et déchets jonchent les trottoirs, ils peuvent rester très longtemps comme ça alors qu’il existe des services de ramassage sur rendez-vous. Il faut pouvoir faciliter et diffuser ces démarches car elles existent.

Comment vous est venue l’envie de contribuer à la propreté de notre planète ?

J’ai toujours été sensible aux questions environnementales et notamment la protection de la nature. Attristée par la quantité de déchets visible en extérieur, j’ai souhaité m’engager concrètement dans une cause pour aller au-delà des petites actions individuelles. L’idée est de s’organiser, de chercher de nouveaux bénévoles pour faire des « clean up » (NDLR : des sessions de nettoyage) et aussi sensibiliser les jeunes à cette question cruciale de la propreté de nos espaces de vie.

Il existe un débat, sur l’idée de concentrer les efforts de ramassage du côté des services publics. Qu’en pensez-vous ?

C’est bien de pouvoir s’appuyer sur les municipalités mais on ne peut pas tout remettre sur elles. Il faut que chacun agisse à son niveau, se bouge. Ce qui a permis à l’homme de survivre et se développer, c’est sa facilité à coopérer au sein d’un très grand groupe de personnes. Comme quoi, c’est possible !

La préservation de la nature s’arrête t- elle seulement au fait de bien jeter ?

Non, il faut penser aussi à la deuxième vie de l’objet, penser à leur valorisation une fois jeté. Par exemple, l’idée de collecter les mégots dans des bouteilles en plastique est connue, elle est symbolique de comment on peut réutiliser ce type de déchet pour en faire autre chose. On souhaite montrer, notamment aux jeunes dans les écoles, que le geste de jeter n’est pas anodin. Soit on choisit d’en faire un déchet dans la nature, soit
on pense sa réutilisation.

INFOS PRATIQUES
Association World Clean Up Day : https://www.worldcleanupday.fr/
Référente à Loos : Julie Barbara
julie.barbara@worldcleanupday.fr