Marguerite, un parcours et une boutique atypiques

Rencontre avec Marguerite et sa boutique de prêt à porter "L'atypique", récemment implantée au cœur de la ville.

image atypique

Lorsqu'on passe la porte de « L'atypique », on ressent immédiatement de bonnes ondes envoyées par Marguerite. On observe rapidement son sens de l'accueil et la passion qu'elle déploie à conseiller ses client(es). Son parcours, aux expériences très variées, témoigne bien de la ligne directrice de la boutique.

Bonjour Marguerite, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m'appelle Marguerite Hannoy, je suis Loossoise, j'ai 35 ans. Bientôt mariée, c'est prévu en mai en Mairie de Loos. J'ai 2 petites filles de 10 et 7 ans. Ah !.. et j’allais oublier le chat très connu dans mon quartier ! (rires). J'aime les promenades en famille. Mon métier est également ma passion car j'ai toujours adoré les vêtements et la mode.

Quel est votre parcours professionnel?

J'ai obtenu un BEP sanitaire et social pour devenir infirmière. J'étais d’ailleurs une des meilleures élèves de ma classe. Ayant eu le droit de choisir le meilleur des stages, j’ai opté pour le CHR de Lille, en cardiologie. J'y suis restée une journée et demie (rires).
Aussitôt retournée au lycée, je leur annonçais que je stoppais net mes études car je ne supportais pas l'odeur de l'hôpital. Lorsque j’ai décidé quelque chose, plus rien ne m’arrête !

J’ai arrêté l'école après avoir obtenu mon BEP et suis partie m'installer sur Paris à l'âge de 16 ans. Mon père voulait absolument que je poursuive dans le médical mais j’avais pris ma décision. J'ai trouvé un travail de caissière pour la chaîne de grande distribution "Leader Price", j'ai appris et évolué rapidement. Je suis passé ensuite à la gestion du rayon frais.

Cependant, au bout de 2 années, la région lilloise me manquait. Oppressée par le rythme de la vie parisienne, son manque de chaleur humaine, je suis retournée chez mes parents car la famille et les amis me manquaient.

Avec l'aide de la mission locale, j'ai alors entamé une formation rémunérée pour redéfinir mon projet. Toute petite, je voulais déjà vendre des habits. J’ai toujours été passionnée par la mode et les vêtements. Ainsi, j'ai entamé un stage de vente d'un mois chez "H&M", au rayon lingerie à Lille, rue de Béthune. J'ai adoré.

J'ai alors demandé à ma formatrice de m'imprimer 20 CV et les ai envoyés. Je m'étais fixé le pari, que si je n'obtenais aucune réponse, je retournerais alors dans le secteur médico-social. J'ai obtenu une réponse. Il s’agissait de "carnet de vol", une boutique de prêt à porter pour homme située à Euralille. J'y ai travaillé de 2005 à 2008 et fini responsable, mais le manque de lumière naturelle m'incommodait et j’ai souhaité m’investir dans une entreprise plus familiale.

Peu après, j'ai intégré un magasin de chaussures rue Neuve. Un remplacement de congé maternité. Ensuite, je suis retournée dans le prêt à porter, j'ai intégré l'équipe de "Sandro" dans le vieux Lille. Puis, ce fût "Les petites", rue du chat bossu où je suis restée de 2009 à 2012 en tant qu'adjointe.

En 2012, la boutique a fermé et je suis retournée dans le prêt à porter pour homme chez "Isaac". Puis, après sept années en tant que responsable, l'envie de devenir autonome a commencé à germer. 

Pour quelles raisons ?

Je commençais à me sentir en désaccord avec certaines méthodes commerciales des grandes chaînes, qui ont des marges pas toujours très honnêtes vis à vis des clients. Il y avait également peu de place pour l'autonomie et la créativité dans le travail quotidien.

Néanmoins, je me sentais bien dans cette boutique qui a pu prospérer au fil des années (contrat avec le LOSC, ouverture Euralille), et la direction voulait même me confier la gestion régionale, mais rien à faire, j'étais omnubilée par une envie d'avancer pour mon projet. 
Malgré les risques; je gagnais confortablement ma vie. J'ai quitté "Isaac" en bons termes et décidé de me lancer en ouvrant ma propre affaire.

Le 1er décembre 2018, en pleine crise des gilets jaunes, j'ai ouvert une boutique dans le vieux Lille, rue du curé Saint-Etienne qui s'appelait "Dao". J'y suis resté deux ans.

Quelles étaient vos motivations pour vous installer à Loos ?

Je ne vous apprends pas que les loyers sur Lille sont très chers. Tout d'abord, je suis Loossoise depuis 2012. J'avais constaté qu'il n'y avait pas de boutique de prêt à porter dans la ville. De plus, la librairie "Imagine" cessait son activité pour cause de départ à la retraite.
La fin des travaux de voirie était également un bon point pour que j’y tente ma chance. Sur Lille, il y a beaucoup plus de clientèle de passage. Ici à Loos, je retrouve plus de lien avec la clientèle.


Même si je suis ouverte depuis peu, les clients sont fidèles et viennent me rendre visite régulièrement. J'ai également instauré un système de carte de fidélité qui fonctionne sur support papier mais aussi sur mon compte Instagram. Ainsi, les clients bénéficieront de moins 10 % sur le magasin, hors promo. Je me sens bien dans ma ville, c'est « cocooning ».

J’adore le contact, que mes clients se sentent comme chez eux. Ma devise a toujours été que Je ne laisserais jamais sortir un(e) cliente avec un article qui ne lui va pas ! 

Qu'est ce qui vous plaît dans la vente ?

Quand j'achète pour la boutique, c'est comme si j'achetais pour moi. J'essaie de trouver des vêtements tendances qui sortent de l'ordinaire mais que je pense intemporels. Atypiques en somme ! Le nom de la boutique était une évidence. J'ai par exemple un client transgenre et j'essaie toujours de lui trouver des choses originales, unisexes. 

L'épidémie de Covid est-elle compliquée à gérer dans votre métier ?

Je ne peux pas me plaindre en comparaison du secteur de la restauration, mais il est vrai que ça complique. Je fais très attention à l'hygiène, ma famille a été touchée par la Covid-19 en novembre, et je ne plaisante pas avec les règles sanitaires.

Par contre, j'ai l'impression de passer mon temps à tout nettoyer. Asperger ces produits désinfectants abîme les vêtements et le matériel informatique. C'est d'ailleurs la 2ème fois que je change mon terminal de paiement électronique. En cette période, je mets toute mon énergie pour que mes clients ressortent avec le sourire. On en a vraiment besoin. Si les gens ne souhaitent pas discuter, pas de soucis, je reste à leur disposition pour un conseil si besoin. Conseiller est mon plaisir. Que le client ressorte satisfait, me procure une joie immense.

Proposez-vous des animations ?

Oui, j'invite des créateurs un dimanche par mois de 10h à 14h. Des professionnels qui se lancent avec des produits qui me plaisent.
Les infos sont sur Instagram ou affichées en vitrine. Pour les beaux jours, je prévois des vide - dressing le samedi ou encore des ateliers peintures animés par une de mes amies qui exerce dans le milieu de l'art.

Focus commerçant
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INFOS PRATIQUES

L'atypique

Boutique prêt à porter

Marguerite

121, rue du Maréchal Foch

59120 Loos

Tel : 09.82.57.14.17

Mail : contact@latypique-shop.fr

Site: www.latypique-shop.fr

Facebook : ici

Instagram : ici